Saison 2 : C’est normal ou pas normal ? L’accueil du symptôme

La saison 2 démarre sur les chapeaux de roues avec la brûlante actualité des sujets à la marge, hors-normes, sans domicile, se vivant exclu ou en panne sans prise subjective symbolique qui les amarre… Quel accueil pour les sujets « différents » dans les institutions scolaires, éducatives ou de soins ?

Nous savons bien que le symptôme n’a pas la cote aujourd’hui, car il contrevient au programme de santé mentale et trouble l’ordre public. Réinsertion, rééducation et autres programmes de soin sont les signifiants maîtres aux commandes au nom des principes d’intégration et d’accueil de tous. Cependant, – attention spoiler – les prochains épisodes montreront comment l’expérience de nombre d’éducateurs, psychomotriciens, psychologues, enseignants venus du médico-social et autres hauts-lieux du mal vivre les conduit à traiter autrement la différence, partageant parfois même sans le savoir la cause de la psychanalyse.

Les références bibliographiques et médiatiques qui ont retenu notre attention sont à consulter ICI

SAISON 2 : FINAL

CONFERENCE 

« L’heureux pâtir du symptôme »

Dominique Holvoet

Psychanalyste à Tournai, Membre de l’ECF et de l’AMP, Directeur du Courtil

SAMEDI 25 MAI 2019

14h30

Salle Osète, rue du colonel Pélissier à Toulouse (Derrière les Galeries Lafayette)

S2-Episode 3

Mercredi 15 mai 2019

Fou, désinséré, marginal, désespéré, « cas social »…Qu’est-ce qu’on en dit ? Qu’est-ce qu’on en fait ?

Au programme : 

L’infanticide de la plage de Berck : un crime trop humain…par Cécile Favreau

« Je parlerai de Fabienne Kabou et de son crime : elle a donné la mort à sa fille, Adélaïde, 15 mois, en l’abandonnant un soir de novembre 2013, à la marée montante, sur une plage de Berck-sur-Mer.

Folle ou menteuse? Pathologie mentale ou trouble psychique? Coupable? Irresponsable? Les experts n’ont pas réussi à s’accorder sur un diagnostic. Les magistrats ont du se débrouiller avec des expertises contradictoires.

Nous réfléchirons ensemble sur ce cas, en nous demandant comment le  discours analytique pourrait nous permettre  d’avoir un autre éclairage sur ce passage à l’acte, quand celui-ci apparaît hors sens pour beaucoup. Nous tenterons de cerner le réel en jeu dans ce crime,  pour interroger la notion de responsabilité et ses vacillations. »

Tous incomparables, par Florence Nègre

Pour la psychanalyse les êtres humains forment un ensemble au sein duquel nul n’est pareil à l’autre. Le sujet est incomparable. En quoi ? Qu’est-ce qui fondamentalement le fait unique et quel accueil le discours analytique réserve t-il à l’expression toujours atypique, parfois déroutante voire dérangeante de sa singularité, voila ce sur quoi porteront nos échanges.

 

 

S2-Episode 2

Mercredi 20 mars 2019 : Autisme et institution

Christiane Alberti, ECF, ACF-MP

André Soueix, ECF, ACF-MP

ARGUMENT

L’autisme et la parentalité : entre clinique et politique

par Christiane Alberti,

Directrice du Centre d’Etudes et de Recherches pour l’Autisme (CERA)

Autisme et parentalité, une source féconde pour la clinique de l’autisme : penser, interroger l’autisme dans et avec la famille. Parce que ce que les parents connaissent ou reconnaissent de leur enfant, tient à la relation particularisée qu’ils ont avec lui. Et dans ce lien, par ce lien, le savoir peut devenir une aide précieuse. En effet, ce qui ne se saisit pas de l’attitude ou du geste d’un enfant, ce qui n’entre pas dans le code commun, qui paraît énigmatique, incompréhensible n’est pas hors norme mais relève d’une manière d’être, un style singulier. En l’authentifiant comme tel, en l’accueillant en le nommant, les parents permettent de le faire entrer dans un discours. La psychanalyse reconnaît et accompagne ce franchissement. Dans le dialogue qui se noue avec les parents, est reconnu ce savoir authentique. A cet endroit que les parents et psychanalystes peuvent se retrouver du même côté. La question « se faire parent » a le mérite de déplacer la perspective du comment il faut être qui pèse de façon surmoïque sur les parents d’enfants autistes.

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Autour du CERA (Centre d’Etudes et de Recherches sur l’Autisme) – SITE de la Cause de l’autisme : CLIC

Pourquoi l’autisme? Entretien avec Christiane Alberti, directrice du CERA 

Pourquoi l’autisme ? Ce thème semble imposé de l’extérieur…

C’est un fait. Nous ne choisissons pas les signifiants maîtres de notre temps. Considérons d’abord que l’autisme est devenu une question de société. Il suffit de considérer que désormais, la Secrétaire d’État en charge de l’autisme est directement placée sous l’autorité du Premier ministre, et non plus sous tutelle du Ministère de la Santé. La question de l’autisme est donc explicitement extraite du champ sanitaire. (…) CLIQUER ICI

Vers la première journée du CERA, Autisme et parentalité

Christiane Alberti

Autisme et parentalité, tel est le thème de la première journée d’étude du tout nouveau Centre d’Études et de Recherches sur l’Autisme qui se tiendra à Paris le 10 mars. Avec le thème de la parentalité, la question de l’autisme prend un tour inédit. La promotion du néologisme parentalité a vu le jour à l’époque des nouvelles utopies de la famille comme le déploie Jacqueline Dhéret dans sa chronique : les fonctions traditionnelles père / mère connaissent une variété accrue d’arrangements symboliques et la notion de parent tend à s’y substituer, indépendamment de la différence des sexes…(…) LIRE LA SUITE

 

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Autismes et désirs

EDITORIAL
Désir de psychanalyse. À propos du Centre d’études et de recherches sur l’autisme de l’ECF,

de Christiane Alberti
Séminaire européen sur l’autisme : forte mobilisation, par Dominique Holvoet

 

CLIQUER ICI POUR LIRE LQ

 

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S2-Episode 1

Mercredi 23 janvier 2019 : La politique de l’accueil

Eduardo Scarone, ECF, ACF-MP

Victor Rodriguez, ACF-MP

La politique de l’accueil, par Eduardo Scarone

Comme l’affirmait Pierre-Gilles Guéguen à « Question d’École 2018 »* : « du côté de l’action il s’agira sans doute de proposer des lieux où l’on accueille la parole et la conversation ». C’est un des sens que peut prendre la tenue d’un séminaire. La psychanalyse permet d’éclairer et de soutenir en permanence que chaque collectif humain ne peut subsister sans se positionner comme un lieu d’accueil, et parfois ce collectif se spécialise dans l’accueil de ce qui est inadmissible, irrecevable, symptomatique, inattendu, différent, et pour que se produise l’imprévisible, qui donne l’occasion de le traiter, de l’élaborer. Les institutions éducatives ou de soins sont particulièrement bien placées pour connaître la valeur de cet accueil de ce qui est dérangeant ou trop angoissant lorsque cela se produit ailleurs, dans les lieux de socialisation habituels. Mais pour chaque nouveau venu au monde se pose la question de sa différence radicale, dont dépendra sa manière propre d’être. Les psychanalystes interviennent et interrogent à partir de cette éthique, de cette politique de la singularité du symptôme, les coordonnées et les fondements de l’accueil. Les professionnels travaillant dans les institutions, les parents, ceux qui assument des fonctions politiques peuvent s’intéresser à cet éclairage produit par les psychanalystes, « avoir besoin de nous », comme l’énonçait Anaëlle Lebovits-Quénehen à « Question d’École 2018 ». Il est aujourd’hui très important de nous retrouver pour nous en parler et en parler à d’autres, afin de tenir ce pari.

* Question d’École 2018 – École de la Cause freudienne – Nouvelles figures du psychanalyste. Effets politiques de la formation. Éveil, acte et action. 3 février 2018

 

L’accueil du symptôme, par Victor Rodriguez

 

Si dans de nombreuses cultures, l’accueil de l’étranger s’organise souvent autour de rituels bien précis, leur finalité est toujours la même : amortir le choc de la rencontre des corps. Car il y a dans cette rencontre des corps, une dimension qui excède le niveau de la reconnaissance et de la communication, il y a une dimension à proprement parler objectale. L’accueil en institution, s’il ne déroge pas à cette règle anthropologique, impose néanmoins de penser les choses au-delà du particulier de chaque situation.

Victor Rodriguez

Samedi 25 mai 2019 

Conférence de Dominique Holvoet

Membre de l’ECF, Directeur du Courtil en Belgique

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